Fiscalité de l’assurance vie après 70 ans : règles, abattement de 30 500 € et stratégies de transmission en 2026

Vous avez franchi le cap des 70 ans et vous vous demandez si l’assurance vie conserve son attrait fiscal ? Bonne nouvelle : ce placement reste un outil de transmission intergénérationnelle redoutablement efficace, même après cet âge charnière. Abattement de 30 500 €, exonération des intérêts, stratégies de clause bénéficiaire… Cet article décrypte, chiffres à l’appui, toutes les règles applicables en 2026 et vous livre les clés pour optimiser la transmission de votre patrimoine après 70 ans sans commettre d’erreur coûteuse.

Mis à jour le 11 février 2026, par :

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Fiscalité de l’assurance vie après 70 ans : comprendre les règles essentielles en cas de décès

Passé 70 ans, le cadre fiscal de l’assurance vie évolue sensiblement. Beaucoup d’épargnants pensent à tort que souscrire ou alimenter un contrat après cet âge n’a plus aucun intérêt. En réalité, la fiscalité de l’assurance vie en cas de décès de l’assuré demeure nettement plus avantageuse qu’une succession classique, à condition de bien en comprendre les mécanismes.

Article 757 B du CGI : ce qui change pour les versements effectués après 70 ans

Tout repose sur un texte fondamental : le cadre juridique de l’article 757 B du Code général des impôts. Ce dernier définit le régime fiscal des versements effectués après 70 ans en cas de décès du souscripteur. Concrètement, les primes versées après cet anniversaire ne bénéficient plus du régime de l’article 990 I (applicable aux versements réalisés avant 70 ans). Elles réintègrent en partie l’actif successoral.

Seule la fraction des primes versées sur une assurance vie après 70 ans est concernée. Les intérêts et plus-values générés par ces versements échappent totalement aux droits de succession. Cette distinction entre capital investi et gains produits est déterminante.

L’abattement global de 30 500 € : fonctionnement et répartition entre bénéficiaires

Le dispositif prévoit un abattement de 30 500 euros sur les versements après 70 ans. Contrairement à l’abattement de 152 500 € applicable avant 70 ans (par bénéficiaire), celui-ci est global. Il se partage entre tous les bénéficiaires désignés, tous contrats confondus.

Au-delà de cette franchise, les sommes sont soumises aux droits de succession de l’assurance vie, selon le barème correspondant au lien de parenté. Ce mécanisme impose une réflexion précise sur la répartition entre bénéficiaires.

Exonération des intérêts et plus-values : un levier fiscal structurant

Le traitement fiscal des intérêts générés après 70 ans constitue un avantage majeur. Ils sont intégralement exonérés de droits de succession. Seules les primes versées entrent dans l’assiette taxable.

Sur un contrat performant détenu sur longue durée, la part d’intérêts peut devenir significative. Cette exonération renforce l’intérêt des supports dynamiques lorsque l’horizon de détention reste suffisant.

Droits de succession selon le lien de parenté

Après application de l’abattement de 30 500 €, la fraction excédentaire des primes est soumise au barème classique des droits de succession.

  • Conjoint marié ou partenaire de PACS : exonération totale.
  • Enfants : abattement de 100 000 € par parent, puis barème progressif de 5 % à 45 %.
  • Tiers sans lien de parenté : taxation à 60 %.

La rédaction de la clause bénéficiaire de votre assurance vie conditionne donc directement l’impact fiscal final pour vos proches.

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Assurance vie avant ou après 70 ans : comparatif fiscal

Versements avant 70 ans (article 990 I)

Chaque bénéficiaire bénéficie d’un abattement de 152 500 €. Au-delà, taxation de 20 % jusqu’à 700 000 €, puis 31,25 %. L’assiette porte sur le capital total (primes + intérêts).

Tableau comparatif

Critère Avant 70 ans Après 70 ans
Abattement 152 500 € par bénéficiaire 30 500 € global
Assiette taxable Capital total Primes uniquement
Barème 20 % puis 31,25 % Droits de succession classiques
Intérêts exonérés Non Oui

Cas pratique synthétique

Versement après 70 ans : 100 000 €.
Abattement : 30 500 €.
Base taxable : 69 500 €.
Intérêts générés : 40 000 € → exonérés.

Selon la situation successorale globale, l’abattement de 100 000 € en ligne directe peut absorber la base taxable.

Optimiser la transmission après 70 ans

Rédaction de la clause bénéficiaire

Une clause personnalisée permet d’adapter la répartition aux objectifs familiaux et d’optimiser les abattements applicables.

Démembrement de clause bénéficiaire

Dans ce montage de démembrement de la clause bénéficiaire, le conjoint reçoit l’usufruit (la jouissance du capital) et les enfants la nue-propriété. Ce montage protège le survivant tout en limitant la base taxable des enfants.

Assurance vie ou donation

Critère Assurance vie après 70 ans Donation
Dépossession Non Oui
Abattement 30 500 € global 100 000 € par enfant (15 ans)
Souplesse Clause modifiable Irrévocable

Les deux outils sont complémentaires dans une stratégie patrimoniale structurée.

Se faire accompagner

La fiscalité de l’assurance vie après 70 ans nécessite une analyse globale intégrant patrimoine immobilier, liquidités, donations antérieures et objectifs familiaux.

Un audit patrimonial permet d’évaluer la répartition des contrats, la cohérence des clauses bénéficiaires et l’impact fiscal prévisionnel.

Chez NEOFA, des conseillers en gestion de patrimoine sélectionnés vous accompagnent pour structurer votre stratégie de transmission. Rendez-vous sur www.neofa.com pour être mis en relation avec un expert adapté à votre situation.

FAQ : Vos questions les plus fréquentes sur versement avant 70 ans assurance vie ?

Oui. Aucune limite d’âge légale. Certaines compagnies peuvent appliquer des restrictions commerciales.

Le régime est moins favorable qu’avant 70 ans, mais les abattements successoraux classiques peuvent réduire fortement, voire annuler, l’imposition.

Un versement disproportionné par rapport au patrimoine et aux revenus. Les héritiers peuvent demander sa réintégration dans la succession.

Oui. L’assureur transmet les montants au notaire pour intégration dans la déclaration de succession.

Non. Il réduit simplement le capital transmis. La fiscalité successorale reste inchangée sur les sommes restantes.