Assurance-vie et prélèvement forfaitaire unique (flat tax)
L’assurance-vie a connu une réforme fiscale majeure en 2018 avec l’introduction de la « flat tax », ou prélèvement forfaitaire unique (PFU). Cette taxe s’applique lors d’un rachat sur votre contrat et impacte directement le rendement de votre épargne. Comprendre son fonctionnement est crucial pour optimiser ce placement financier et faire les bons choix pour votre patrimoine. À quoi correspond exactement le PFU ? Quelle différence avec l’ancien régime (PFL) ? Suivez le guide pour tout savoir sur la flat tax !
Mis à jour le 5 juin 2026, par :
Que représente le prélèvement forfaitaire unique ?
La flat tax correspond au prélèvement forfaitaire unique (PFU). Elle concerne plusieurs produits d’épargne, dont l’assurance-vie. Au moment du rachat, le souscripteur d’assurance-vie pourra opter soit :
- Pour une imposition des dividendes, intérêts ou gains, au titre de son impôt sur le revenu,
- Pour le prélèvement forfaitaire unique.
Bien que le PFU général soit passé à 31,4 % en 2026 pour de nombreux placements, l’assurance-vie fait figure d’exception : elle conserve des prélèvements sociaux à 17,2 %.
Le PFU en assurance-vie reste donc fixé à 30 % (12,8 % d’impôt sur le revenu + 17,2 % de prélèvements sociaux). Il s’agit d’un acompte d’impôt non libératoire. Pour rappel, n’oubliez pas que les gains générés par les UC ne sont fiscalisés qu’au moment du rachat contrairement aux intérêts du fonds euros soumis aux prélèvements sociaux chaque année.
Qu’est-ce que la flat tax en assurance-vie ?
La flat tax (PFU) s’applique uniquement sur les retraits résultants de versements effectués à compter du 27 septembre 2017. En cas de rachat partiel assurance vie ou de rachat total :
- Le PFL s’appliquera si le versement correspondant a été réalisé avant le 27 septembre 2017,
- En revanche, si le versement a été effectué après le 27 septembre 2017, vous serez soumis au PFU.
Dans tous les cas, vous pourrez toujours opter pour le barème progressif de l’impôt sur le revenu pour l’imposition des intérêts. Contrairement au PFL, la flat tax n’est pas dégressive. Elle sera toujours de 30 % sauf spécificité des contrats de plus de 8 ans.
Quelles sont les différences entre PFL et PFU ?
Le PFL, toujours en vigueur pour les rachats consécutifs à des versements effectués avant le 27 septembre 2017, devient de plus en plus intéressant avec le temps. Après 8 ans, le PFL demeure plus avantageux que le PFU.
La flat tax est, quant à elle, plus favorable pendant les 8 premières années du contrat. En effet, elle est de 30 % sur toute cette période quand le PFL atteint 52,5 % entre 0 et 4 ans, et 32,5 % entre 4 et 8 ans. Après 8 ans, le taux favorable de 24,7 % (7,5 % +17,2 %) ne concerne que la part des versements inférieurs à 150 000 euros. Ce qui signifie que les contrats d’assurance-vie les plus importants seront pénalisés, car au-delà de cette somme, le taux classique de la flat tax s’appliquera, à savoi 30 %.
Comment s’applique le plafond de 150 000 € ?
La règle des 150 000 € s’apprécie tous contrats d’assurance-vie et de capitalisation confondus pour un même assuré (et non par contrat). Si vous êtes marié ou pacsé et soumis à imposition commune, ce plafond est doublé et passe à 300 000 € pour le foyer fiscal.
Si la totalité de vos primes versées dépasse ce seuil, les produits générés par la fraction supérieure à 150 000 € seront taxés au taux forfaitaire de 12,8 % (soit un PFU global de 30 %), même si votre contrat a plus de 8 ans.
Comment se calcule la flat tax sur les dividendes en assurance-vie ?
Pour mémoire, lors d’un rachat sur votre contrat d’assurance-vie, seule la fraction des intérêts sera fiscalisée, jamais le capital. Afin de bien comprendre les règles fiscales avant et après la flat tax, voici deux tableaux comparatifs.
Comment calculer la part imposable lors d’un retrait ?
L’administration fiscale applique une formule stricte pour déterminer la part de gains soumise à la Flat Tax lors d’un rachat partiel :
Intérêts imposables = Montant du rachat – (Total des versements x Montant du rachat / Valeur totale du contrat)
Exemple pratique : Vous retirez 10 000 € d’un contrat valorisé à 50 000 €, sur lequel vous aviez versé 40 000 €. La part de capital est de 8 000 € et la part de gains est de 2 000 €. Seuls ces 2 000 € seront soumis au PFU.
Versements avant le 27 septembre 2017 (IR ou PFL)
| Type de contrat | Impôt sur le Revenu | Prélèvement forfaitaire libératoire |
|---|---|---|
| Moins de 4 ans | IR + PS 17,2 % | PFL 35 % + PS 17,2 % |
| Entre 4 et 8 ans | IR + PS 17,2 % | PFL 15 % + PS 17,2 % |
| Plus de 8 ans | IR + PS 17,2 % après abattement | PFL 7,5 % + PS 17,2 % après abattement |
Versements après le 27 septembre 2017
| Type de contrat | Part des versements < 150 000 euros | Part des versements > 150 000 euros |
|---|---|---|
| Moins de 4 ans | IR ou PFU 12,8 % + PS 17,2 % | IR ou PFU 12,8 % + PS 17,2 % |
| Entre 4 et 8 ans | IR ou PFU 12,8 % + PS 17,2 % | IR ou PFU 12,8 % + PS 17,2 % |
| Plus de 8 ans | IR ou PFU 7,5 % + PS 17,2 % après abattement | IR ou PFU 12,8 % + PS 17,2 % après abattement |
Comme vous pouvez le constater, la fiscalité assurance vie varie selon l’âge de votre contrat et le montant de vos versements. Pour ne pas laisser les frais ou une mauvaise gestion grignoter ces avantages fiscaux, consulter un comparatif assurance vie détaillé est une étape indispensable avant toute souscription. »
Quelle que soit la date des versements, après 8 ans, vous bénéficierez toujours d’un abattement fiscal annuel sur les intérêts de 4 600 euros pour une personne seule, et 9 200 euros pour un couple. Sachez aussi que le seuil de 150 000 euros est augmenté à 300 000 euros dans le cadre d’une assurance-vie souscrite en co-adhésion. on (TMI).
Si votre TMI est de 0 % ou 11 %, le barème progressif est souvent plus avantageux. Au-delà (30 %, 41 % ou 45 %), le PFU devient la meilleure option. Estimez l’impôt dû chaque année via le simulateur de votre déclaration en ligne. Pourquoi payer plus d’impôts que le nécessaire ? Vous connaissez l’adage : « Point trop n’en faut » ! Sinon, faites appel au savoir-faire des experts NEOFA qui vous aideront dans vos calculs.
Bonus: découvrez les taux de l’assurance vie en 2026
En ce début d’année 2026, la saison des annonces de rendements pour l’année écoulée (2025) touche à sa fin, dessinant les tendances fortes pour les mois à venir. Après une période de volatilité, l’assurance vie confirme son statut de « couteau suisse » de l’épargne française. La dynamique de remontée des taux, amorcée il y a deux ans, porte ses fruits.
Grâce au renouvellement des obligations en portefeuille, les fonds en euros affichent désormais des rendements moyens qui retrouvent des couleurs, flirtant souvent avec, voire dépassant, le niveau de l’inflation. Ils redeviennent un socle de sécurité pertinent, d’autant que de nombreux assureurs continuent d’offrir des bonus de rendement sur les nouveaux versements.
Cependant, pour obtenir un excellent taux de l’assurance vie en 2026, avec une très bonne performance et un risque limité, la diversification vers les Unités de Compte (UC) reste incontournable. Si les marchés financiers exigent une vision à long terme, l’intégration de classes d’actifs comme l’immobilier (via les SCPI) ou le « Private Equity » permet de dynamiser le contrat.