Ce qu’il ne fallait pas louper cet été
Alors que l’été s’achève et que l’incertitude économique persiste, il est temps de s’intéresser aux changements récents qui pourraient impacter vos finances personnelles. Pour éviter des décisions précipitées et mieux structurer votre patrimoine, voici 8 évolutions récentes qui pourraient vous concerner.
1. Des taux d’intérêt en baisse pour les crédits immobiliers
Les conditions des prêts immobiliers continuent de s’améliorer progressivement. En 2026, le taux moyen des crédits s’établit autour de 3,2 %, contre des niveaux nettement plus élevés observés les années précédentes. Ce recul, encore mesuré, contribue toutefois à redonner de la fluidité à un marché immobilier qui sort progressivement d’une période prolongée de ralentissement.
2. Investissement obligatoire dans le non coté pour les nouveaux PER
Depuis 2026, les plans d’épargne retraite (PER) intègrent une part minimale d’investissements non cotés dans le cadre de la gestion pilotée. Les gestionnaires doivent désormais allouer une fraction des encours environ 4 % pour les profils équilibrés et jusqu’à 8 % pour les profils dynamiques à des actifs tels que le private equity. Une exception demeure pour les épargnants ayant opté pour la gestion libre. Cette évolution réglementaire vise à renforcer la diversification des placements tout en orientant l’épargne vers des secteurs moins accessibles aux investisseurs particuliers.
3. Prolongation de l’encadrement des loyers en zones tendues
Le dispositif d’encadrement des loyers, prolongé jusqu’en 2026, continue de limiter les hausses dans les zones tendues. Il s’applique aux logements meublés et non meublés, notamment à Paris, avec des plafonds régulièrement ajustés.
4. Nouvelles possibilités de déblocage anticipé de l’épargne salariale
Depuis 2026, l’épargne salariale offre davantage de flexibilité, avec de nouvelles possibilités de déblocage anticipé du PEE. Par ailleurs, les plafonds de l’abondement employeur pour les plans d’épargne retraite collectifs ont été revalorisés, offrant plus de souplesse aux épargnants tout en soutenant les investissements responsables.
5. Révision des critères du Diagnostic de Performance Énergétique (DPE)
Les petites surfaces bénéficient depuis juillet 2024 d’une révision des seuils du DPE. Cela permet à certains logements de moins de 40 m² de changer de classe énergétique, une évolution attendue par les acteurs de l’immobilier. Cette mesure améliore la valorisation de ces biens et les rend plus attractifs pour les investisseurs.
6. Taux stables pour le Livret A et baisse du LEP
Depuis le 1er août 2024, les taux du Livret A et du LDDS restent inchangés à 3 % jusqu’en février 2025. Le taux du Livret d’Épargne Populaire (LEP), quant à lui, a été revu à la baisse, passant de 5 % à 4 %. Malgré cette réduction, le LEP demeure l’un des produits d’épargne les plus avantageux pour les ménages modestes.
7. Majoration de la taxe d’habitation pour certaines résidences secondaires
Les propriétaires de résidences secondaires dans des zones touristiques pourraient constater une augmentation de leur taxe d’habitation. Cette année, 2 500 communes supplémentaires peuvent appliquer cette majoration, notamment dans les zones tendues où la demande immobilière est forte.
8. Insolvabilité d’une assurance-vie luxembourgeoise
En août 2024, l’ACPR a déclaré l’insolvabilité de FWU Life Insurance Lux S.A., une compagnie d’assurance-vie luxembourgeoise. Environ 30 000 assurés français sont affectés par cette défaillance, un rappel que les assurances-vie étrangères ne sont pas nécessairement plus sûres que les produits français.
Contactez-nous pour une première discussion gratuite et sans engagement.
Publié le 9 septembre 2024, par :