Actualité financière du 11 Février 2026

En 24 heures, les investisseurs ont navigué entre incertitudes économiques et secousses géopolitiques, tandis que les perspectives de placement financier se redessinent au gré des indicateurs clés.

Secousses géopolitiques & économiques : où investir après 24 h de turbulence sur les marchés?

Point économique

Aux États-Unis, le shutdown gouvernemental entamé le 31 janvier a privé les acteurs de données essentielles : ni NFP, ni taux de chômage officiels n’ont été publiés, laissant planer un doute sur la dynamique du marché de l’emploi. Le rapport JOLTS de décembre a toutefois affiché 6,542 millions d’offres d’emploi, bien en deçà des 7,2 millions attendues et en baisse par rapport à novembre, confirmant un marché du travail qui se tend. L’incertitude règne aussi sur les chiffres d’inflation (CPI) et sur la mise à jour du GDPNow de la Fed, deux variables cruciales pour anticiper la trajectoire des taux directeurs.

Dans la zone euro, l’inflation recule à 1,7 % en rythme annuel en février (contre 1,9 % en décembre), tandis que l’inflation core baisse à 2,2 % (2,3 % en décembre). Les prix à la production ralentissent à +2,1 % sur un an, contre +2,3 % attendu, et les ventes au détail se contractent de 0,5 % en décembre, marquant un ralentissement plus net que les -0,2 % anticipés. Face à ces chiffres, la Banque centrale européenne a choisi, à l’unanimité, de maintenir ses taux inchangés, Christine Lagarde minimisant pour l’heure l’impact de l’euro fort tout en repoussant tout scénario de baisse avant 2026.

Statistique Canada prépare la publication des permis de construire de décembre, attendus en hausse de 5 % après une chute de 13,1 % en novembre. Au Mexique, la production industrielle est en repli de 0,2 % pour le même mois, tandis que le Brésil livre ses chiffres de l’indice des prix à la production (PPI), témoignant d’une inflation en amont toujours sous surveillance.

Géopolitique

Sur le front ukrainien, l’impasse persiste : la guerre se poursuit sans perspectives immédiates de cessez-le-feu, et Volodymyr Zelenski a annoncé l’ouverture prochaine de centres d’exportation d’armes dans plusieurs capitales européennes pour renforcer la logistique. En parallèle, Emmanuel Macron a mis en garde l’Union européenne contre une concurrence déloyale face aux États-Unis et à la Chine, plaidant pour un mécanisme d’endettement commun – un projet freiné par l’opposition allemande et des pays du Nord avant un sommet informel jeudi en Belgique.

Outre-Atlantique, la rhétorique migratoire de Donald Trump révèle des tensions internes : les lignes du camp républicain se durcissent alors que la problématique de l’immigration reste un enjeu majeur des prochaines campagnes, influençant même les calculs européens sur leur politique monétaire. Enfin, la crise énergétique à Cuba s’aggrave sous l’effet des taxes américaines sur le pétrole, provoquant une réaction virulente du Mexique qui s’est engagé à fournir une aide diplomatique et technique pour relancer les livraisons.

Bourse mondiale

Les matières premières poursuivent leurs trajectoires divergentes : le baril de pétrole cède près de 4 % en une journée, sous la pression de craintes liées à la demande, tandis que l’or rebondit de près de 5 % sur la semaine, jouant son rôle de valeur refuge. Sur le marché des changes, le dollar reprend des couleurs face à l’euro, avec la paire EUR/USD passant de 1,1850 à 1,1817, reflétant l’appétit pour les actifs américains dans un contexte de données américaines incertaines.

Bourse française

À Paris, le CAC 40 a clôturé le 10 février à 8 341,07 points, en repli de 0,09 % par rapport à l’ouverture, tandis que le S&P 500, à l’issue de sa séance US, a fini à 6 941,81 pts, en baisse de 0,33 %. Du côté des valeurs, c’est Shopify qui capte l’attention : la plateforme prévoit un bond de son chiffre d’affaires au quatrième trimestre porté par la consommation des fêtes, alors que McDonald’s anticipe une hausse de ses ventes grâce à ses promotions ciblées.

Albemarle espère réduire ses pertes avec la remontée du prix du lithium, tandis qu’International Flavors and Fragrances devrait annoncer une contraction de son chiffre d’affaires sous l’effet d’une moindre dépense des ménages.

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Publié le 11 février 2026, par :

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