📰 Le dossier de la semaine : La FED prévoit une baisse des taux, quelles conséquences sur les marchés ?
Le moment tant attendu n’est pas encore arrivé, mais le compte à rebours est bien entamé. La semaine dernière, la Réserve fédérale a organisé son symposium annuel à Jackson Hole, dans le Wyoming, un événement phare pour la politique monétaire. Bien qu’aucune décision concrète n’ait été prise lors de cette rencontre, elle a préparé le terrain pour les prochaines réunions officielles de la Fed, où des actions sont fortement anticipées.
Durant cette semaine, les marchés ont stagné, suspendus aux déclarations des responsables monétaires, en particulier le discours très attendu du président de la Fed, Powell, vendredi. Même si aucune surprise majeure n’a été dévoilée, les propos tenus ont apporté des éléments essentiels pour les évolutions futures des marchés.
1) En général, les baisses de taux d’intérêt sont bénéfiques pour les marchés, et nous pensons que cette fois-ci ne fera pas exception.
La reprise boursière observée cette année devrait continuer à soutenir les marchés financiers dans les mois à venir. Le passage à une politique monétaire plus accommodante est vu comme un catalyseur positif. Cependant, cette évolution a été largement anticipée, et une partie de ses effets se reflète déjà sur les marchés boursiers et obligataires. Les rendements à court et à long terme ont chuté cette année, signalant des attentes de baisse des taux directeurs par la Fed. Parallèlement, le marché boursier a grimpé d’environ 40 % depuis le pic des taux d’intérêt du 1er octobre dernier.
Nous pensons néanmoins que le potentiel des ajustements de taux reste un facteur de soutien pour les actions en 2026. La capacité de la Fed à accompagner le ralentissement de l’inflation tout en préservant l’activité économique, en évitant une récession marquée, devrait favoriser une croissance toujours solide des bénéfices des entreprises, contribuant ainsi à prolonger la dynamique positive des marchés au-delà de 2025.
2) Les actions ont progressé et les rendements des bons du Trésor ont chuté en anticipation des prochaines baisses des taux par la Fed.
Une politique monétaire plus souple ne garantit pas pour autant une période sans turbulence. Au cours des 40 dernières années, après les baisses de taux de la Fed, les marchés boursiers ont généralement performé positivement, sauf dans deux cas au cours des trois mois suivants. Toutefois, cette période est souvent marquée par une volatilité accrue. Les variations à court terme, qu’elles soient quotidiennes ou hebdomadaires, sont rarement linéaires, ce qui reflète le fait que l’assouplissement monétaire s’accompagne souvent de changements économiques et financiers.
Nous pensons que les préoccupations liées à la croissance, alimentées par des indicateurs économiques encore contrastés, ne sont pas totalement dissipées. Par ailleurs, le contexte politique américain post-électoral ainsi que les incertitudes géopolitiques persistantes pourraient continuer d’alimenter les tensions au cours des prochains mois. Bien que l’orientation plus accommodante de la Fed constitue un soutien pour les marchés, elle n’exclut pas des phases de fluctuations ni une volatilité toujours présente en 2026.
3) Les performances du marché boursier ont été mitigées immédiatement après la première baisse, reflet de l’évolution des conditions.
L’histoire et la situation actuelle soutiennent une perspective optimiste. Les baisses de taux ne sont pas une solution miracle, mais une politique moins restrictive est une bonne nouvelle. Cela ne signifie pas un retour aux prêts hypothécaires à faible taux ni à une forte relance monétaire, mais cela facilite un peu plus les conditions d’emprunt pour les consommateurs et les entreprises américaines. Des taux plus bas peuvent également renforcer les valorisations boursières et les rendements obligataires, comme le montrent les performances des actions un et deux ans après le début des baisses de taux. Bien que des événements majeurs comme l’éclatement de la bulle Internet, le 11 septembre, ou la crise financière mondiale aient prolongé les faiblesses du marché, l’histoire reste favorable aux investisseurs
En résumé, si on se base sur des périodes comme 1987, 1995 et 1998, où les baisses de taux n’ont pas été suivies d’une récession, les rendements à un ou deux ans ont été particulièrement élevés. Une récession n’est jamais totalement exclue, mais nous croyons que l’expansion économique se poursuivra. Le fait que la Fed ait commencé à abaisser les taux alors que l’emploi, les dépenses de consommation et la croissance du PIB sont encore robustes, renforce notre vision positive pour les marchés financiers à venir. En conclusion, la performance globale du marché après les premières baisses de taux a souvent été favorable.
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Publié le 26 août 2024, par :