Actualité financière du 13 Janvier 2026

Dans un contexte de forte incertitude, les opérateurs de marché ont scruté au cours des dernières 24 heures une série d’indicateurs macroéconomiques et géopolitiques susceptibles de redessiner la trajectoire des rendements obligataires, des devises et des indices boursiers. Entre l’annonce imminente du CPI américain, les tensions en Iran et le coup d’envoi de la saison de publication des résultats bancaires outre-Atlantique, l’atmosphère est restée particulièrement volatile.

Volatilité des marchés : comment optimiser votre épargne face au CPI US et aux tensions géopolitiques ?

Point économique

Le cœur de la séance a été rythmé par l’attente du CPI américain de décembre, attendu à +0,3 % mensuel (2,7 % en glissement annuel), tout comme le CPI de base. Ces chiffres, publiés à 16h30 UTC, ont joué un rôle décisif sur le dollar et les rendements du Trésor US. Parallèlement, les ventes de nouvelles maisons ont été estimées à 720 000 unités en octobre (contre 800 000 en septembre), tandis que le déficit budgétaire fédéral s’est réduit à 150 milliards de dollars en décembre (vs 173 milliards en novembre). Du côté de la Banque d’Angleterre, le discours d’Andrew Bailey à midi UTC a concentré l’attention des cambistes sur la livre sterling. Enfin, dans le secteur financier, JPMorgan Chase a ouvert la saison des résultats bancaires aux États-Unis, Delta Air Lines a prévenu d’un recul de son bénéfice au T4 à cause de la météo et du shutdown gouvernemental, et Citigroup a annoncé la suppression de 1 000 emplois.

Géopolitique

Les manifestations en Iran ont atteint un nouveau pic de tension depuis fin décembre, avec une coupure d’Internet à l’échelle nationale et un bilan de victimes en hausse. La France a rapatrié son personnel diplomatique non essentiel de Téhéran.

Donald Trump a menacé de frappes aériennes pour mettre un terme à la répression, tandis que Téhéran, après avoir évoqué des appels de négociation, a brandi la menace d’une riposte ciblant des bases US. L’Union européenne envisage des sanctions renforcées pour contrer ce qu’elle juge des pratiques répressives et des ingérences extérieures.

Bourse mondiale

Sur les places internationales, les attentes autour du CPI US ont généré des mouvements brusques sur les actifs à risque. Dans la foulée, le rapport API sur les stocks pétroliers attendu à 00h30 UTC a alimenté la spéculation sur le cours du brut. La seconde partie de la séance a vu la reprise des publications trimestrielles : JPMorgan a donné le coup d’envoi, suivie de Delta Air Lines (avec une prévision 2026 jugée optimiste malgré le recul du T4) et General Dynamics, qui a confirmé un contrat à 988 M$.

Par ailleurs, le discours de Tom Barkin, président de la Fed de Richmond, prévu à 16h00/21h00 UTC, et les pressions de l’administration Trump sur la Fed ont ravivé les inquiétudes quant à l’indépendance monétaire et à la confiance des investisseurs dans les Treasuries.

Bourse française

En France, la seconde journée d’action des agriculteurs s’est poursuivie, mettant en lumière les enjeux de la PAC à quelques mois des municipales. À Bruxelles, la Commission européenne a proposé une alternative à la surtaxe sur les véhicules électriques chinois, tout en maintenant une menace tarifaire pour préserver 14 millions d’emplois dans l’automobile européenne.

Le climat politique local est aussi marqué par un procès en appel visant Marine Le Pen, conditionnant sa candidature de 2027, et par l’impact de l’insécurité et du narcotrafic sur les prochaines municipales. Sur le plan boursier, le CAC 40 a clôturé la dernière séance à 8 358,76 points, en repli de 0,04 %, tandis que le S&P 500 terminait à 6 977,27 points, en hausse de 0,16 % (cours de clôture).

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Fiscalité des livrets bancaires

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Publié le 13 janvier 2026, par :

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