Immobilier : l'actualité du marché ancien

Publié le 05.10.2021, par :
Finarena Gestion Privée
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L'intérêt des Français pour l'immobilier ne faiblit pas, porté par l'envie de plus d'espace et de confort !

Malgré une légère pause saisonnière, classique durant l'été, le marché de l'immobilier ancien se porte bien, très bien même. Et rien ne laisse présager un essoufflement d'ici à la fin de l'année, avec des taux d'intérêt toujours très bas et malgré des conditions d'octroi de prêts durcies, notamment pour les primo-accédants.

Sommaire

Avec la généralisation du télétravail, les projets immobiliers s'organisent autour de nouvelles attentes : gagner de l'espace et se rapprocher de la nature pour gagner en confort de vie.

Alors que beaucoup d'actifs naviguent désormais la semaine entre leur bureau et leur domicile, l'intérêt pour les résidences semi-principales se renforce. Une dynamique qui profite largement aux villes moyennes et aux environnements ruraux, mais annonce surtout un nouveau volume record de transactions dans l'immobilier ancien, qui pourrait même battre celui des records.

2019, meilleure année de tous les temps pour l'immobilier ancien ! Et 2021 ?

Sur les 9 premiers mois de l'année 2021, **la demande progresse de 18 % au national **et confirme l'appétence bien réelle des Français pour la pierre.

Les investisseurs, qu'ils soient aguerris ou néophytes, profitent pleinement de taux d'intérêt autour de 1 % sur 20 ans. Les Français restent très actifs et recherchent cette valeur refuge qui semble hermétique à la crise. La demande pour les maisons progresse fortement (+18 % au national) par rapport aux appartements (+10 %), traduisant l'envie des Français de gagner en surface et de disposer d'un extérieur.

Les acquéreurs s'éloignent des grandes métropoles pour rejoindre la périphérie, où ils vont chercher de l'espace, de la verdure et du calme. Après la qualité énergétique il y a quelques années, c'est donc désormais un gain de confort qui est recherché.

Une offre qui régresse encore sur un marché déjà très tendu

Au national, l'offre de biens disponibles à la vente régresse de 18 %. Une tendance qui s'explique par deux phénomènes concomitants : d'un côté, des primo-accédants qui n'ont pas de logement à mettre sur le marché ; de l'autre côté, des propriétaires de maison ou d'appartement avec terrasse ou jardin, qui finalement hésitent à quitter une situation déjà confortable.

Les agences immobilières n'ont jamais eu aussi peu de biens à proposer et le marché est en flux tendu, notamment sur les maisons individuelles.

2021, vers une nouvelle année record des transactions

Si le nombre de transactions augmente de 23 % sur les 9 premiers mois de l'année vs 2020, ce qui semble logique après une année compliquée, il est intéressant de constater qu'elle progresse également de 12 % par rapport à 2019, année de tous les records dans l'immobilier ancien.

Les ventes s'accélèrent tant sur les maisons que sur les appartements. L'investissement locatif stimule l'achat de petites surfaces, avec des primo-accédants qui veulent aussi profiter des conditions de financement exceptionnelles. Partout, les rotations sont néanmoins freinées par un stock de biens appauvri.

Une augmentation des prix régulière, sauf à Paris

D'une manière globale, les prix au m2 enregistrent une légère accalmie, mais continuent toutefois de progresser avec +4,9 % au national, à 3 345 €/m2. Si l'euphorie du premier semestre s'est un peu estompée durant l'été, l'effet de rareté soutient la hausse avec des maisons qui en portent l'essentiel (+7,1 % vs +4,3 % pour les appartements).

En région, les prix s'emballent : la hausse globale est de 7,3 % (à 2 398 €/m2), voire de 8,3 % pour les maisons ! Cette évolution est liée à l'arrivée de citadins au pouvoir d'achat élevé qui n'hésitent pas à acheter au prix fort le bien auquel ils aspirent.

À Paris, la baisse constatée l'an dernier s'amortit (-0,8 % à 10 430 €/m2). Une situation qui s'explique notamment par un marché parisien toujours privé de sa clientèle internationale. En Île-de-France, on constate l'exact inverse de ce qui se passe en région. Si les prix progressent de 4,3 % en moyenne (à 4 543 €/m2), cette hausse concerne davantage les appartements (+4,6 %) que les maisons (+3,8 %). Il semble que nous ayons atteint un palier, avec des acquéreurs qui ne peuvent plus s'aligner ou qui n'ont plus la volonté d'acheter à n'importe quel prix.

Délais de vente : un recul jamais vu !

Les délais de vente, c'est-à-dire le temps entre la mise en vente et la vente effective du bien, régressent de 2 semaines au national (14 jours), passant sous la barre des 80 jours, à 78 jours. Les acheteurs sont conscients que le secteur immobilier échappe à la crise et se décident vite. Les projets, quels qu'ils soient (investissement locatif, résidence semi-principale ou principale, etc.), sont au rendez-vous !

Des négociations qui se montrent relativement stables

La négociation sur le prix à la vente évolue peu par rapport à 2020. Elle est en moyenne de 4,5 % (-0,10 point) au national. La pression reste néanmoins forte sur les acquéreurs, qui ont peu de temps pour se positionner et donc pour négocier.

Publié le 05.10.2021, par :
Finarena Gestion Privée
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